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Douala: La paroisse Saint Jean fête son centenaire

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De nombreuses activités sont organisées du 22 novembre 2013 au 11 janvier 2014, pour donner à cette célébration une connotation nationale et internationale. En attendant l’ouverture solennelle des festivités, la paroisse bouscule de rencontres de mise au point.

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1-La vieille dame est en chantier

Il est environ 14 heures ce lundi 21 octobre 2013 à la paroisse Saint Jean de Deïdo, située non loin de l’école publique et le lycée du coin (précisément dans l’arrondissement de Douala 1er, département du Wouri, région du littoral-Cameroun). Rien n’indique à priori qu’un événement grandiose se prépare dans la paroisse. Les gens vont et viennent en toute quiétude sous un soleil de plomb. La bâtisse de la paroisse elle-même, n’a reçu aucune nouvelle couche de peinture. Elle porte toujours ses vieux habits. Dans un coin, on remarque quelques maçons à l’œuvre. Ils s’activent à refaire la grotte mariale. En dehors de ce chantier, plus rien n’indique la tenue prochaine de plus de deux mois de festivités. Pas d’affiches, ni de banderoles.

Pour en avoir le cœur net, le reporter du Messager se dirige dans le bureau de curé de la paroisse qui lui avait donné rendez-vous la veille, à cette heure. L’Abbé Laurent Tonye n’est pas là. Son secrétariat est aussi fermé à double tour. Interrogés sur l’événement, des paroissiens un peu fuyants, disent que c’est le curé qui le mieux placé pour en parler. Il n’est pas là malheureusement. Dieu aidant, pendant ses moments d’errance, le Reporter rencontre Etienne Smith Tamankeu, le communicateur de ce centenaire. Ce dernier confirme, que malgré la timidité des travaux, ce centenaire se célèbrera avec faste et éclats. Et que malgré leurs modestes moyens, les paroissiens tiennent à lui donner une coloration nationale et internationale. Chacun de ces derniers a d’ailleurs, contribué par une somme facultative à cette célébration.

Le communicateur avouera que le programme de cette célébration a connu un peu de bouleversements suite au changement de l’équipe pastorale. L’ancienne équipe pastorale dirigée par l’Abbé Gabriel Tchuanga a cédé son fauteuil à la nouvelle équipe conduite par l’Abbé Laurent Tonye. Cette dernière n’a pris fonction de façon officielle que le 6 octobre 2013.

Les pères Pallotons      

s.-kledai                                               

Même ayant pris le train en marche, la réussite de ce centenaire est un challenge pour elle. Le curé et ses ouailles multiplient des réunions pour que tout se passe bien. Pour le moment, quelques activités qui vont meubler cet anniversaire sont déjà retenues. Notamment une messe à l’ouverture et une autre, à la clôture en janvier 2014. Pendant cette période, sont prévus, des spectacles de musiques religieuses, conférence-débat, expositions, une journée des cultures etc. Cette dernière articulation a pour objectif d’inculquer l’inculturation aux paroissiens. Leur apprendre à louer et célébrer Dieu en leurs langues et selon leur us et coutumes. C’est une démarche très soutenue par l’Archevêque métropolitain de Douala, Mgr Samuel Kléda (coordonnateur des préparatifs de ce centenaire).

Des personnalités de marque sont aussi annoncées. Entre autres, les autorités administratives de la région du littoral,  les évêques du Cameroun, des ministres et un repentant du chef de l’Etat. Mais aussi, des prêtres de la communauté des pères pallotins en Allemagne. C’est eux qui ont crée cette vieille dame en 1913. C’est l’une des premières paroisses catholiques de la ville.  Elle a donné naissance à plusieurs autres paroisses, qui se comptent par dizaine aujourd’hui. Une cinquantaine de prêtres sont passés par là. Plusieurs congrégations de religieuses et des milliers de fidèles aussi.

Adeline TCHOUAKAK

 

2-Le Cameroun en miniature

C’est l’une des caractéristiques de la paroisse Saint Jean de Deïdo. C’est une vraie dame qui réunit en son sein tous les enfants sans distinction de race ni de tribus. Là bas, la diversité culturelle est une réalité. Et chaque clergé qui prend les reines de la paroisse y veille particulièrement. Au sien de la paroisse, plusieurs communautés ethniques se côtoient. Entre autres, les béti, duala, batanga, anglophones, bamilékés, Pô-bassa etc. Chacune de ces communautés a une messe pendant laquelle, elle s’exprime amplement selon ses us et coutumes.  Concernant ces célébrations eucharistiques, le clergé de la paroisse Saint Jean n’a pas de répit. De samedi soir à dimanche soir de chaque semaine, il célèbre sept messes pour différentes communautés et tranches d’âges. Chacune de ces messes, a confié le communicateur du centenaire, Etienne Smith Tamankeu, accueille en moyenne 600 fidèles.  Un petit exercice de multiplication révèle que cette vieille dame compte au moins 4200 fidèles. Un atout majeur pour la paroisse.  

Cette diversité culturelle n’a toujours pas été que rose. Quelques fois, elle a été source de conflits sourds dans la maison de Dieu. Heureusement, à chaque clash, c’était l’occasion d’évangéliser sur la nécessité de vivre ensemble dans l’Unité des cœurs et d’esprits. Une autre difficulté qui a failli fragiliser cette vieille dame, c’est le phénomène « mala ».  Nombre d’adeptes de cette dernière étaient des fidèles de cette paroisse. Et elles ne cachaient pas. Pendant certaines célébrations eucharistiques, elles s’affichaient clairement, laissant les puristes catholiques pantois et pleins d’interrogations. Pour limiter les dégâts, le clergé de l’époque, épaulé par l’administration de la cathédrale Saint Pierre et Paul, a dû prendre des mesures sévères pour que la maison de Dieu ne se cède pas à ce chaos.

A. T.

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3-Des activités annexes

En dehors de la paroisse proprement dite, le clergé a investit dans le social. C’est ce qui justifie la présence de nombreuses installations qui ont poussées tout autour. Parmi celles-ci, on compte des écoles Saint Gérard. En tout cinq écoles : Maria Goretti, Saint Gérard, Gérard annex 1, annex 2 et annex 3.  Elles sont gérées par les communautés des sœurs servante de Marie et Sainte Thérèse de l’enfant Jésus. Des enfants qui y sont formés sont parfaitement bilingues et sont comptés parmi les meilleurs de la ville en termes d’éducation de base. Ces derniers le doivent, au suivi strict qui leur est réservé par les religieuses.

En plus des établissements primaires, la paroisse compte aussi un orphelinat. Érigé en face de la paroisse, l’orphelinat Saint Jean accueille des enfants abandonnés et défavorisés. Plusieurs fois au réveil, les sœurs de la passion qui dirigent ce centre, ont découvert des enfants abandonnés à leur porte.  Le ministère des affaires sociales, les services de sécurité (gendarmeries et commissariats) et inconnus y déposent aussi des enfants retrouvés dans des poubelles. Quelques fois, des parents misérables confient l’éducation de leurs enfants à cet orphelinat. Ce dernier vit essentiellement de dons et de bonnes volontés. L’Etat ne leur accorde aucun soutien pour le moment.

Toujours dans le sillage de l’éducation, la congrégation des Sœurs servante de Marie, dirige le Centre de rééducation et de remise à niveau des personnes âgées de la paroisse. Ce centre est destiné aux parents qui n’ont pas eu la chance d’aller à l’école. La paroisse leur donne la possibilité d’apprendre à lire et écrire. Et passer leurs examens officiels aussi. C’est encore les religieuses attachés à cette paroisse, qui gèrent l’hôpital San Padre Pio d’Akwa-nord.

Une des dernières nées de cette paroisse, c’est la création du Centre de formation artistique (Cfart). Il forme des jeunes en Céramique, peinture et sculpture pour des débouchés tels que, décorateur d’intérieur, dessinateur, production de Bande dessinée, dessin d’animation en Arts plastiques. Les apprenants de ce centre trouvent aussi une place dans des entreprises de presse et maison d’édition…en design et communication. Mais aussi, des galeristes, graphistes, styliste ; restaurateur en art, médiateur d’exposition et promoteur d’évènement artistiques…

C’est donc, une vieille dame comblée qui va être fêté à partir du 22 novembre prochain. Vivement que les générations futures préservent ces acquis et la développe davantage au point de faire de cette paroisse, un lieu de pèlerinage.

Adeline TCHOUAKAK

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1  653 Commentaires

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