Scandale au bureau de vote C de l’Institut Tonji à Bonabéri le 30 septembre 2013. Les urnes des municipales et législatives n’étaient pas scellées. Elecam évoque un cas de négligence.
L’alerte est donnée ce lundi 30 septembre 2013 par le reporter du journal Le Messager. Il est environ 11 heures, soit plus de trois heures après le début des élections. Des électeurs inscrits à l’Institut Tonji au quartier Mabanda à Bonabéri se plaignent, au sortir des bureaux de vote, du caractère non scellé des urnes. Fokué Ibrahim, le candidat Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais) présent, se propose, de sillonner les bureaux de vote pour vérifier cette information qui frise la fraude électorale. Un exercice très difficile au vue de l’affluence et du désordre observés dans ce centre. Au bout de 15 minutes, le pot au rose est découvert dans le bureau de vote C. Les deux urnes, législatives et municipales ne sont effectivement pas scellées. Pendant que le candidat Rdpc le fait remarquer au chef de ce bureau de vote, John Ndangle Kumase, le maire Sdf sortant et candidat à sa propre succession, s’amène pour voter. C’est séance tenante, devant caméras et clichés d’appareil photo des reporters, que, Nguemo Marie Paulette, le chef de ce bureau de vote, scelle toute tremblante, les urnes en question.
Le représentant Elecam de ce bureau de vote parle d’un cas de négligence et rien de plus. Une position soutenue par le candidat Rdpc aux municipales, Fokué Ibrahim. Son adversaire du Sdf, John Ndangle Kumase, assimile par contre, ce cas d’omission «volontaire», à de la fraude électorale. Le président de ce bureau de vote, donne une autre version des faits : «le matin, quand on nous a donné le matériel électoral, il n’y avait pas d’espace pour enfiler les scellés, c’est pourquoi, nous les avons gardés. Mais tout s’est bien passé jusqu’ici», balbutie-t-elle. Bizarrement, aucun des représentants des partis politiques présents, en lice dans cette circonscription électorale notamment le Rdpc, le Sdf, l’Afp, le Purs et le Mrc pour les municipales et Le Mp, le Purs, le Sdf, le Rdpc aux législatives, n’avouent l’avoir constaté depuis le matin. Curieux!
Adeline TCHOUAKAK
Mabanda-Bonabéri
Des usurpations d’identité enregistrées
Au lycée bilingue de Mabanda, dans l’arrondissement de Douala IVème, certains électeurs n’ont pu remplir leur devoir citoyen, parce que des personnes encore non identifiées, ont voté à leur place.
Augustine Mukong (Augustin dans l’espace francophone), n’oubliera certainement pas de sitôt la scène dégoûtante qu’il a vécue ce 30 septembre 2013, à l’occasion du double scrutin, municipales et législatives. Rendu au bureau de vote A du centre du lycée bilingue de Mabanda, pour participer au suffrage, le président du bureau de vote lui fait savoir qu’il a déjà voté. Téméraire, le cinquantenaire, insiste et affirme tout haut qu’il ne l’a pas encore fait et qu’il tient, à choisir par la voie des urnes, son maire et son député. Informés de la situation, le maire Sdf sortant John Ndangle Kumase et le candidat Rdpc Fokué Ibrahim, descendent sur le terrain. Vérification faite, les éléments d’identification du plaignant, Augustine Mukong (numéro d’inscription, nom, prénom, date et lieu de naissance, sexe, domicile, noms du père et de la mère), sont identiques sur la carte d’électeur, carte nationale d’identité et la liste d’émargement. Seules la signature et les empreintes digitales sont différentes.
Droits de l’Homme
Le chef de ce bureau de vote -qui a refusé de décliner son identité à la presse-, ne donne aucune explication fiable. Il affirme d’ailleurs pour banaliser les faits, que ce n’est pas un cas isolé parce que : «depuis le matin, nous avons enregistré 4 cas similaires. Ça ne sert à rien de faire du bruit», essaie-t-il de calmer les ardeurs des votants. Peine perdue. C’est le statu quo. Les éléments des forces du maintien de l’ordre interviennent, pour ramener la sérénité et permettre aux autres électeurs de voter. Seulement, cette intervention manque de peu de frôler le pire. La confiscation des pièces (Carte nationale d’identité et carte d’électeur du plaignant, Augustine Mukong) par un élément de la brigade de Bonassama, attise la colère des autres électeurs, qui crient à de l’intimidation. Jusqu’à 12 heures 30 minutes, où nous quittions les lieux, la situation n’était pas encore réglée.
Toujours dans ce centre de vote, des électeurs dénoncent d’autres irrégularités. «Après avoir voté, le chef du bureau de vote m’a demandé de poser mes empreintes uniquement. Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas signé. Quand je lui ai posé la question, il m’a demandé de sortir», explique Nazaire Tatolock, impuissant. Des propos confirmés par un représentant de l’Observatoire national des droits de l’Homme, officiant comme observateur électoral.
A.T.





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